Le Japon sans Adidas : 5 maillots qui sortent de l'histoire habituelle
Quand on pense aux maillots du Japon, on pense automatiquement à Adidas. C'est logique, la marque allemande est l'équipementier exclusif de la sélection depuis avril 1999. Cependant, l'histoire visuelle des maillots du Japon débute bien avant cette continuité moderne. Les archives montrent une alternance beaucoup plus riche entre Adidas, Asics et Puma, notamment dans les années 80 et 90. C'est justement ce qui rend certains maillots du Japon aussi fascinants. Ils sont rares, parfois méconnus, mais ils racontent des moments essentiels de l'histoire des Samurai Blue.
Retour sur les 5 maillots du Japon les plus emblématiques, et qui n'ont pas été conçus par Adidas...
1. Le maillot du Japon de 1998 (Asics)

S'il ne fallait garder qu'un seul maillot du Japon hors Adidas, ce serait sûrement celui-ci. Le maillot Asics de 1998 est devenu une pièce culte. La tenue se base d'un bleu profond, rehaussé par un col blanc, et surtout ces fameuses flammes rouges et blanches sur les épaules. Les maillots à flamme du Japon sont d'ailleurs devenus l'un des symboles les plus forts de l'identité japonaise des années 90.
Le maillot du Japon de 1998 reste lié à un moment fondateur : la Coupe du monde 1998 en France, première participation du Japon à la phase finale. Sportivement, le bilan est modeste avec trois défaites en trois matches. Mais historiquement, la trace est immense. C'est sous cette tunique que le Japon entre enfin sur la grande scène mondiale. C'est aussi avec elle que Masashi Nakayama inscrit le premier but japonais en Coupe du monde, contre la Jamaïque.
2. Le maillot du Japon de 1994 (Asics)

Le maillot du Japon 1994 par Asics sort complètement de la logique habituelle des équipementiers. Son design reprend la fameuse base graphique des années 90, déjà imaginé par Adidas et Puma quelques saisons en arrière.
Ce maillot du Japon n'a malheureusement pas été porté en Coupe du monde. En effet, les Samurais Blue manquent la qualification suite à un match nul contre l'Irak. Visuellement, il reste l'un des maillots les plus audacieux de l'histoire du Japon. Il semble presque dessiné à la main, avec un mouvement graphique très libre, quelque chose qui (hélas !) ne se retrouve plus dans les tenues de football modernes...
3. Le maillot du Japon de 1991 (Asics)

Avant que le bleu ne s'impose définitivement dans l'imaginaire collectif, le Japon a connu une parenthèse rouge et blanche entre 1988 et 1992. Cette phase tranchait nettement avec l'identité "Samurai Blue" qu'on associe aujourd'hui à la sélection. Dans cette séquence, le maillot d'Asics de 1991 est considéré comme le dernier maillot domicile rouge du Japon.
Porté lors du Kirin Cup 1991, ce maillot rouge du Japon n'a pas laissé le souvenir d'un grand tournoi gagné. Il reste néanmoins un repère décisif, celui d'un Japon qui cherche encore sa peau définitive avant d'hausser définitivement la couleur bleue comme signature.
4. Le maillot du Japon de 1985 (Asics)

Le maillot du Japon de 1985 n'a pas la flamboyance des modèles des années 90, mais il a ce charme des pièces anciennes qui racontent un football encore en construction. Son design reste sobre, comme figé à travers le temps. On est loin du Japon spectaculaire, des flammes ou des motifs géométriques.
Sportivement, ce tout premier maillot d'Asics avec le Japon, raconte une période d'espoir. Avec des victoires contre Singapour, la Corée du Nord et Hong Kong, les japonais espèrent enfin se qualifier pour la Coupe du Monde de 86. Ils échouent contre la Corée du Sud dans le tour décisif. Ce n'est pas encore la percée finale, mais le Japon se rapproche lentement de son rêve mondial.
5. Le maillot du Japon de 1983 (Puma)

Le maillot du Japon de 1983 est le premier modèle édité par Puma avec la sélection nationale. Côté style, on retrouve un maillot bleu avec col blanc en V, de fines touches rouges et un esprit propre aux années 80.
Sous le maillot de 83, le Japon dispute les qualifications pour les Jeux Olympiques de Los Angeles. L'équipe vit une campagne contrastée. Les résultats montrent d'abord de très larges succès contre les Philippines et Chinese Taipei, avant un net coup d'arrêt face à la Nouvelle-Zélande.